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samedi 18 février 2012

Journée mondiale contre la cybercensure

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Aujourd’hui, vendredi 12 mars 2010, Reporters Sans Frontières célèbre la Journée mondiale contre la cybercensure dans le monde. Cette mobilisation est destinée à sensibiliser les internautes du monde entier en faveur d’un Internet « libre et accessible à tous« .

Journée mondiale contre la cybercensure - Reporters Sans FrontièresJournée mondiale contre la cybercensure

A cette occasion, Reporters Sans Frontières publie un rapport intitulé « Ennemis d’Internet, Pays sous surveillance« , listant une soixantaine de pays où Internet fait l’objet d’un filtrage constant. Parmi eux, on retrouve la Chine (ah bon ?), la Turquie, l’Iran (encore ah bon ?), la Tunisie, l’Egypte, la Corée du Nord, l’Arabie Saoudite ou encore la Birmanie.

RSF a également conçu un pictogramme symbolysant la défense de la liberté d’expression sur Internet et invite les internautes à l’afficher sur leur site internet, blog ou en signature de leur email. Sur le site de RSF, vous trouverez également une fiche pratique sur le droit applicable à Internet en France, destinée aux blogueurs.

Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF, déclare : « Les gouvernements prennent conscience de l’importance d’Internet dans nos sociétés, de plus en plus utilisé comme un espace d’information. La révolte en Iran a montré la puissance que revêt la Toile dans ce genre de contexte ; rien ne sert, dès lors, de contrôler les télévisions ou les journaux si on ne fait pas de même avec le Web« .

Le rapport fait également mention de protection des droits d’auteur, de pédopornographie, de terrorisme, de cybercriminalité, d’incitation à la haine raciale, de révisionnisme, de violence, d’apologie de la drogue, d’euthanasie, d’avortement… Tous ces sujets qui peuvent être filtrés par les pays.

Si ce rapport dresse un état des lieux de cette cybercensure, RSF s’inquiète toutefois des procédures hâtives avec lesquelles on supprime des pages entières du Web. L’organisation admet la nécessité d’une régulation, à condition qu’elle soit menée avec discernement. « Les cas litigieux sont la plupart du temps réglés de façon administrative, sans passer par un juge, et c’est la porte ouverte à toutes les dérives. S’il est facile de distinguer un site pédophile, ce qui touche la lutte antiterroriste est par exemple beaucoup plus compliqué. Le risque est d’aboutir à une surveillance généralisée« , plaide Jean-François Julliard.

En France, l’Association des fournisseurs d’accès et de services Internet (AFA) juge inefficace le blocage des sites pédo-pornographiques. « Les moyens déjà mis en Å“uvre pour retirer des sites, à la source, au cas par cas, donnent des résultats, notamment grâce à des services de signalement de contenus choquants comme la hotline pointdecontact.net de l’AFA, affirme Carole Gay, responsable des affaires juridiques et réglementaires à l’AFA. Au niveau mondial, plusieurs systèmes d’alerte existent via le réseau international de hotlines Inhope ainsi qu’une collaboration des autorités nationales avec Interpol. De plus en plus d’hébergeurs de sites se conforment à des règles européennes et internationales pour retirer des sites dans les quarante-huit heures. En Russie, où beaucoup de contenus pédo-pornographiques sont stockés, deux hotlines ont été créées en 2009. Le réseau Inhope tente de s’étendre en Amérique du Sud, où rien n’a encore été fait« .

Membre de l’AFA, Google régule ses services. « Il va au-delà de son obligation légale en retirant de lui-même des contenus non illégaux mais préjudiciables aux internautes, postés sur ses blogs ou YouTube« , poursuit Carole Gay. Même si l’AFA s’interroge sur l’efficacité du blocage des sites pédo-pornographiques prévu dans la Loppsi 2 – une loi instituant notamment un blocage des sites pédo-pornographiques sous le contrôle du juge qui doit être débattue au Sénat en avril – la responsable reconnaît que le système prévu est correct puisque soumis au contrôle de l’autorité judiciaire,  « mais reste de toute façon peu opportun car contournable, contrairement à une désactivation des sites à la source ».

Sources : LeTemps.chZebulon.fr

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