Selon la dernière étude de PR Newswire, plus d’un tiers des journalistes traditionnels contribuent désormais à Twitter et 39% produisent du contenu sur un blog dans le cadre de leurs fonctions élargies.
La convergence des journalistes en ligne
L’évolution constante du secteur des médias continue à solliciter davantage le temps des journalistes et leurs responsabilités, résultant surtout des réductions de personnel et budgétaires. La fusion du journalisme traditionnel avec les communications en ligne est en train de modifier très visiblement les relations publiques partout dans le monde.
L’enquête a été conduite sur 1.568 médias traditionnels et non traditionnels et, pour la première fois, sur 1.670 professionnels des RP. L’objectif de l’étude est d’évaluer les attitudes et les idées des journalistes traditionnels et des blogueurs, ainsi que des professionnels des RP, afin d’acquérir une connaissance de l’état actuel de la profession des médias et des tendances qui continuent de façonner cette industrie.
« Dans l’ensemble, on peut constater un changement dans le comportement des journalistes« , a déclaré Sarah Skerik, de PR Newswire. « Les journalistes semblent être plus agressifs dans la recherche de leurs histoires et creusent de plus en plus les angles de rédaction« .
Twitter et les médias sociaux pour trouver de nouvelles idées d’articles
Les journalistes s’aident de plus en plus des médias sociaux pour trouver de nouvelles idées d’articles, avec 24% qui considèrent les sites tels que Facebook et Twitter comme un moyen majeur pour communiquer avec des experts, soit une augmentation de 13% par rapport à l’étude de 2009. En outre, 46% des journalistes disent presque toujours utiliser les blogs pour leurs recherches, 33% déclarant utiliser les réseaux sociaux (contre 24% en 2009).

- Les différents supports de recherche d'information des journalistes
La popularité des médias sociaux a influencé la façon dont les professionnels des médias sont en interaction avec l’industrie des relations publiques. Dans l’ensemble, 43% des journalistes se sont plongés dans les réseaux sociaux comparé à 31% l’année passée.
« La couverture d’un sujet provient souvent de la relation avec un journaliste, et c’est un phénomène de plus en plus fréquent dans cette industrie que d’établir ce type de relation via les réseaux sociaux« , explique Amy Prenner, fondatrice de Prenner Group.
Globalement, 59% des journalistes traditionnels tiennent leur propre blog, qu’il soit personnel ou professionnel, et 31% contribuent à un blog en plus de leur activité traditionnelle, soit une augmentation de 28%.
« Des charges de travail de plus en plus lourdes, des délais raccourcis et une concurrence accrue sont à l’origine de cette recherche de nouvelles sources d’information pour aider les journalistes à faire leur travail, y compris sur les réseaux sociaux« , déclare Erica Iacono, rédactrice en chef de PRWeek.
Source : PR Newswire
Popularité : 13%
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Je ne partage pas la déclaration de Erica Iacono, et j’irais même à dire qu’elle confond l’usage qui est fait de Twitter par les journalistes de celui par les SEO et RP…
Si pour ces derniers il est pertinent d’observer/chercher sur Twitter pour prendre la température, pour les journalistes les plus actifs, il s’agit surtout de relayer leur travail via Twitter.
Certe, quelques journalistes minoritaires, qui profitent d’être très populaires (cà d avec beaucoup de followers), interrogent parfois leur communauté sur Twitter pour obtenir une info, mais la démarche est surtout d’obtenir une confirmation de ce qu’ils savent déjà .
Bref, si de plus en plus de journalistes sont présents sur Twitter, c’est pour apporter de l’information au réseau et drainer de l’audience/popularité vers leur journal/radio/TV, ou pour se faire un nom.
NB: je m’appuie sur ce que je constate via les systèmes Buzz/Top50-des-journalistes développés pour YMobActus.
Bonjour Olivier et merci de partager votre sentiment.
Il y a un certain nombre de choses que je nuancerais pour ma part, notamment que cette étude ne doit pas forcément être transposée au comportement des journalistes français, puisqu’elle n’a été réalisée qu’auprès d’une population journalistique nord-américaine (EU et Canada). Il paraît évident que même si nous autres Français parvenons aujourd’hui à acquérir des réflexes qu’ont depuis longtemps adopté nos amis d’Outre-Atlantique, nos mentalités restent souvent encore diamétralement opposées sur bien des considérations.
De plus, nous devons définir dans cette étude ce qu’est un journaliste. En effet, si vous avez pris le temps de lire l’étude originale dont j’ai fourni le lien, la majorité des blogueurs interrogés se considèrent comme des journalistes (52%), ce qui vient donc altérer quelque peu la notion de journalisme au sens strict du terme, bien que je ne vienne pas contredire cet constatation.
En outre, toujours dans cette étude, 91% des blogueurs avouent utiliser les blogs pour leurs recherches (68% pour les journalistes online et 38% pour les journalistes traditionnels).
Et lorsque l’on en vient à Twitter, 64% des blogueurs l’utilisent pour leurs recherches d’informations (36% pour ls journalistes en ligne). En revanche, les journalistes traditionnels l’emploient nettement moins (19%).
Et tous emploient Twitter pour poster leurs actus (55% pour les blogueurs, 42% pour les journalistes de magazines online, 48% pour les journalistes des médias TV, et en moyenne 20% pour les journalistes traditionnels du print).
Je suis assez d’accord sur le fait que les journalistes sont présents sur Twitter pour relayer leur travail, promouvoir leur image et/ou drainer du trafic vers leur journal/radio/TV, d’une part par obligation (dans le cas où ils travaillent pour une rédaction), et d’autres part par nécessité, parce qu’être freelance, ce n’est pas tous les jours facile…
J’aurais aimé vous proposer une étude franco-française, et pouvoir en discuter avec vous, mais pour le coup je suis pauvre à ce sujet. Si vous avez des recommandations de sources d’informations à me faire, je suis preneur.
En vous remerciant, Christophe
Je n’ai pour seul information que ce que j’ai récolté ; je follow et liste sur Twitter (via le compte ymobactus) des journalistes francophones (il y a un bon cinquième de canadiens) avec pour particularité que je m’efforce de vérifier qu’ils sont bien des journalistes « professionnels » ; articles signés de leur nom dans la presse écrite ou cités par la rédaction d’une radio/TV. J’inclus aussi ceux des pure-player quand l’activité du site ouvre à l’obtention d’une carte de presse.
Bref, j’ai aucune vision du point de vue des bloggeurs qui s’autoproclament « journaliste »…
J’ai un peu discuté avec des journalistes pour connaitre leurs motivations ; plusieurs ont confié que ce qui les interresse le plus c’est de faire des rencontres et dialoguer avec d’autres journalistes et aussi avec leurs lecteurs/auditeurs.