Selon la dernière étude menée par Epsilon, les internautes utiliseraient les médias sociaux comme outils d’informations sur la santé. Les médias sociaux sont devenus tout aussi importants que le sites web sur la santé lorsqu’il s’agit d’obtenir des renseignements pertinents sur la santé. De plus, les internautes trouvent un certain degré de réconfort et des réponses à leurs questions au travers de leurs interactions avec les médias sociaux.
D’énormes potentiels marketing pour l’industrie pharmaceutique
L’enquête, menée par Epsilon sur 1.350 consommateurs américains, a mis en exergue un certain nombre d’idées sur le rôle des produits pharmaceutiques en ligne et les communautés des différents médias sociaux.
- 40% des consommateurs en ligne utilisent les médias sociaux pour trouver de l’information sur la santé (en lisant simplement ou en postant du contenu), mais la fréquence de l’engagement varie très largement.
- Les personnes qui utilisent les médias sociaux spécialisés dans la santé sont réparties en deux grands groupes : le patient très engagé qui joue un rôle actif dans sa propre santé (80%) et les personnes qui manquent de confiance pour pouvoir jouer ce rôle actif (20%). Les efforts marketing sur les médias sociaux doivent se focaliser sur ces deux groupes d’audience qui ont des besoins très différents.
- Les consommateurs qui emploient les médias sociaux liés à la santé le font pour des raisons émotionnelles et et rationnelles :
- les besoins émotionnels sont les plus importants : de nombreux utilisateurs de ce type de média social veulent avoir l’assurance d’un soutien et un sentiment d’intimité avec les autres utilisateurs qui ont traversé une expérience semblable.
- les besoins rationnels sont secondaires, mais tout aussi importants : les utilisateurs recherchent des informations de base sur leurs conditions spécifiques et les symptômes, des renseignements sur les médicaments, et les dernières actualités dans le domaine de la santé.

Enquête sur les médias sociaux liés à la santé
- Le manque de participation sociale dans ces médias est à la fois une question de confiance et de temps :
- le recours aux conseils d’un médecin a été la raison la plus souvent citée
- les autres consommateurs ont spécifié qu’ils n’ont pas le temps d’utiliser les médias sociaux, ou tout simplement qu’ils ne font pas confiance aux informations qu’ils y trouvent
- ces réponses reflètent une réponse tout aussi raisonnable sur l’investissement en effort requis pour identifier les peu de « voix » relativement crédibles dans l’espace social de la santé.
- Les sites web tiers liés à la santé sont les destinations les plus prisées pour les contenus sociaux et éditoriaux, mais leur niveau de confiance varie.
- Beaucoup de gens ont des sentiments partagés sur la façon dont les sociétés pharmaceutiques devraient participer dans les médias sociaux, mais la plupart restent assez ouverts à un certain degré de participation tant que celle-ci reste transparente.
- Les approbations gouvernementales et/ou données par des associations à but non lucratif comme la fédération américaine du diabète (ADA), la FDA (administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments), ainsi que par des groupes de surveillance tiers, augmenteraient la crédibilité des contenus sociaux.
« Notre recherche montre que les médias sociaux représentent un forum utile pour les patients afin de pouvoir discuter de leurs problèmes de santé et de leurs préoccupations avec d’autres utilisateurs à l’expérience similaire. Cette participation permet de rassurer et crée de l’intimité, et beaucoup de personnes qui sont hautement engagées dans les médias sociaux se sentent mieux équipés pour la gestion de leur santé« , explique Mark Miller, vice-président senior d’Epsilon Strategic & Analytic Consulting Group.
Miller a ajouté : « la question importante porte sur la manière dont les compagnies pharmaceutiques peuvent s’engager dans le dialogue sans perturber la conversation déjà en place. Une solution est de s’associer à des associations à but non lucratif, des organes de régulation et des tierces parties. Nous constatons que les consommateurs sont ouverts à ce type de participation à partir du moment cela reste clairement transparent et fournit une validation impartiale de l’information affichée par d’autres utilisateurs« .
Source : Epsilon Strategic & Analytic Consulting Group
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