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samedi 18 février 2012

Vie privée : 16% des membres ont quitté Facebook

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Sophos, société évoluant dans la sécurité informatique, vient de publier une enquête révélant que 16% des utilisateurs de Facebook ont quitté le réseau social en raison des problèmes de confidentialité et que 60% pourraient bien le quitter. En parallèle, de nouvelles startups sont en train de lorgner sur l’industrie des réseaux sociaux avec un regain d’intérêt et LeMonde.fr vient de publier également quelques réactions de ses lecteurs qui expliquent pourquoi ils ont quitté Facebook.

60% des utilisateurs de Facebook pourraient quitter le réseau social en raison de politique de confidentialité

Malgré ses 450 millions d’utilisateurs, Facebook, le géant des réseaux sociaux, est en train de se dépeupler peu à peu. Entre piratages à répétition, bugs et données privées partagées avec des milliers de sites web grâce à son Open Graph, Facebook vit des heures sombres depuis le début de l’année 2010.

Sophos, société spécialisée dans la sécurité informatique, vient de publier une enquête menée sur 1588 utilisateurs de Facebook. Si 16% d’entre eux ont déjà quitté le réseau social à la suite d’un contrôle insuffisant sur leurs données les concernant, 60% pourraient bien également faire la même chose dans les semaines à venir.

Pensez-vous quitter Facebook en raison de sa politique de confidentialité ?
Pensez-vous quitter Facebook en raison de sa politique de confidentialité ?

L’étude révèle que l’ampleur des préoccupations des membres concernant les paramètres de confidentialité de Facebook. Ces résultats arrivent au beau milieu d’une crise de plus en plus critique pour Facebook que le réseau social a des difficultés à surmonter.

Les préoccupations ont porté sur la complexité de l’approche opt-out pour partager leurs informations sur d’autres réseaux. Un certain nombre de médias annoncent que Facebook prévoient des changements dans les paramétrages de confidentialité dans les jours qui viennent. Mais pour le moment, personne ne sait si ces changements seront suffisants face aux préoccupations des utilisateurs.

Cette étude montre que la majorité des utilisateurs des personnes interrogées en ont assez de l’absence de contrôle des leurs données sur Facebook. La plupart d’entre eux ne savent toujours pas comment définir leurs options de confidentialité pour utiliser Facebook en toute sécurité, et trouver l’ensemble du système d’options sème la confusion. Ce sur quoi Facebook devrait se pencher, c’est sur un changement radical sur le système d’opt-in plutôt que d’opt-out.

Malgré tout, un exode massif de Facebook semble peu probable, mais les utilisateurs s’intéressent maintenant davantage à savoir précisément qui peut voir leurs données. Par exemple, nous avons observé l’envolée depuis quelques mois sur Google de la tendance de la requête « comment supprimer un compte Facebook« , et l’apparition de campagnes à l’encontre de Facebook comme « Quit Facebook Day« .

Les gens utilisent Facebook pour partager des informations privées et sont peu susceptibles de vouloir que leurs photos de vacances ou leur nouveau numéro de mobile fleurissent accidentellement sur Internet. Avec cette enquête montrant que seulement 24% des utilisateurs ne songent pas quitter Facebook, le réseau social devra effectuer de lourdes modifications pour que la politique de confidentialité devienne plus claire, plus concise et fasse en sorte qu’elle permette facilement d’accéder à toutes les options.

La porte ouverte à de nouveaux challengers

Des challengers à Facebook, ce n’est pas ce qu’il manque. Et de nouveaux fleurissent par grappe chaque mois. Les problème causés par la politique de confidentialité de Facebook encourage de nouvelles startups à suivre le pas.

« C’est le moment idéal pour nous« , annonce Leo Shimizu, co-fondateur d’une société appelée Pip.io, qu’il décrit comme un système d’exploitation sociale. « Les gens commencent à comprendre les limites de Facebook alors que nous sommes en train de créer un produit avec des caractéristiques que tout le monde désirent« , ajoute-t-il.

Pip.io est similaire à Facebook et Twitter en ce qu’il permet à ses membres de mettre à jour leur statut, d’envoyer des messages et de communiquer avec des amis. Mais contrairement à ses homologues, le service permet à ses utilisateurs de garder la main mise sur leurs informations personnelles. Le service vient d’achever sa phase de test en février dernier et compte déjà plus de 20.000 membres. Une goutte d’eau face à Facebook.

Les analystes et experts des médias sociaux sont prompts à souligner que Facebook a traité un certain nombre de conflits depuis six ans et qu’il s’en sort à chaque fois indemne, poursuivant sa croissance en termes de nouveaux membres. Pour de nombreux utilisateurs, c’est un outil qu’il est difficile d’abandonner. En revanche, à force de conflits, de bugs, de protestations et de piratages, Facebook pourrait accumuler suffisamment de dégâts en termes de réputation que, si un challenger digne de ce nom apparaissait, capable de rivaliser avec les services de Facebook (en mieux), il existerait déjà une base solide de membres prête à quitter le navire pour le rejoindre.

Ray Valdes, de la société Gartner a conclu que « Facebook est passé au-delà de la zone de confort des utilisateurs et qu’il a très certainement planté une graine dans l’esprit de certain d’entre eux pour facilement trouver la porte de sortie le moment venu« .

« Au cours du mois passé, il y a eu un changement radical dans le nombre de personnes à la recherche d’alternatives à Facebook« , déclare Michael Chisari, un développeur de Chicago, qui, devant l’escalade du souci de la confidentialité autour de Facebook, a ressuscité Appleseed, un projet open source pour développer des logiciels libres permettant aux utilisateurs de créer leurs propres plateformes de réseaux sociaux.

D’autres alternatives existent comme Diaspora, Kickstarter, OneSocialWeb, Digitaire ou encore Elgg.

Il est difficile de quantifier le nombre de Facebookiens frustrés qui ne désirent qu’appuyer sur le bouton « supprimer mon compte » et aller voir ailleurs. Un site qui pourrait permettre une telle mesure est celui de QuitFacebookDay, qui réclame aux utilisateurs de Facebook de fermer leur compte en masse le 31 mai 2010. Il aurait déjà obtenu près de 13.000 engagements à ce jour. Un autre site, FacebookProtest, qui demande aux utilisateurs mécontents de boycotter Facebook le 6 juin prochain, en ne s’y connectant pas, a attiré environ 3.000 partisans. En outre, un groupe créé sur Facebook pour protester contre les changements récents vient de franchir la barre des  2,2 millions de fans.

LeMonde.fr publie pourquoi ses lecteurs ont quitté Facebook

LeMonde.fr publie aujourd’hui quelques réactions de ses lecteurs, ceux qui sont partis de Facebook ou sévèrement limité son utilisation. Petite sélection (vous pourrez lire le reste sur LeMonde.fr ici >>).

Antonin : « Une libération »

« J’ai découvert le « contrôle social » avec Facebook. J’en ai eu assez d’être sollicité, commenté, « muré », « tagué » sur des photos dont je ne connaissais même pas l’existence. Malgré tout, voyageant beaucoup, Facebook est un moyen simple de pouvoir contacter des connaissances si je me rends dans leur pays.

Les adresses email sont souvent compliquées à retenir, alors qu’avec Facebook le nom suffit. L’alternative que j’ai trouvée, c’est de verrouiller tous les paramètres de confidentalité (impossible de me taguer sur des photos, mur désactivé, etc.). Ainsi, pour moi, Facebook en est réduit à un carnet d’adresse en ligne, que j’emploie quand j’en ai une utilité et non pour espionner la vie de mes connaissances« .

Laurent : « Trop d’histoires »

« J’ai décidé de me désinscrire de Facebook après avoir vu sur le Web de multiples dénonciations sur l’usage qu’il fait des informations personnelles. Force est de constater qu’en plus d’être mises à disposition de n’importe qui, elles sont en outre revendues à d’autres sociétés de marketing. Beaucoup de mes amis y sont inscrits, ce qui m’a fait hésiter ; mais comme la plupart sont en mode « silence radio », cela ne devrait pas trop être un problème. Pour les autres, ils savent où me trouver, chez moi, sur mon portable ou mon adresse mail !

Et puis, sur Facebook, on est parfois invité par des gens perdus de vue qu’on n’a pas franchement envie de revoir. C’est surtout le cas pour ceux qui ont réussi leur vie alors que vous l’avez ratée. L’existence est déjà assez pénible au chômage pour ne pas en plus devoir évoquer sa situation à quelqu’un parti en Chine, au Japon et étudier aux États-Unis ! J’ai été accepté comme ami par Bernard Werber, l’écrivain et ça, ça m’a vraiment fait plaisir. Dommage qu’en résiliant je perde ce contact avec lui, mais d’un autre coté je n’ai jamais osé lui parler (Que lui dire ? Il est tellement excellent). Cela ne m’empêchera pas de suivre la création de ses écrits sur son blog, ni d’acheter ses livres ! Je vais voir si un réseau mieux que Facebook apparaît, j’ai entendu parler de Diaspora. Mais la prochaine fois que je m’inscris sur ce genre de sites, je ferai attention !« .

François : « Trop de détails inutiles sur la vie quotidienne de mes « amis »"

« Je suis parti car j’étais lassé de voir s’amonceler des dizaines de brins d’informations sans intérêt pour moi, du genre « Untel est au musée », « Unetelle est dans un avion », « j’me la pète », « vous avez été bisounoursé par duchmol », etc. Pondus d’un côté par ceux qui utilisent l’ordi du bureau lors de leurs (multiples) temps libres, de l’autre par ceux qui sont munis d’un smartphone et qui s’ennuient en réunion. Gavant.

Je suis aussi parti pour garder privée ma vie privée et voir un peu moins de pub… Mais sur ce dernier point cela ne m’a pas servi, la Sélection Shopping du Monde.fr s’obstine à me mettre sous les yeux des petites culottes et des soutien-gorges en situation… Zéro conséquence sur ma vie sociale, j’appelle mes amis quand j’ai envie de les voir et ils font pareil. Excellent résultat sur mon moral au travail, je suis bien plus focalisé« .

Facebook, une affaire à suivre…

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Commentaires

1 réponse à “Vie privée : 16% des membres ont quitté Facebook”

  1. GAY dit :

    Bonjour,

    Je suis journaliste à la radio NRJ à Orléans. Je suis à la recherche de témoignages d’utilisateurs de Facebook dans la région Centre. Je souhaiterais interviewer un inscrit qui veut désactiver son compte à l’occasion du Quit Facebook Day, lundi 31 mai. Quelqu’un qui a peur de voir ses informations personnelles divulguées, ou qui a subit une mauvaise expérience sur le réseau social. Si c’est votre cas, vous pouvez me contacter par mail à l’adresse suivante : bgay@nrj.fr. Le reportage doit être diffusé lundi matin sur l’antenne d’NRJ Orléans. Je vous remercie par avance.

    BG

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